"Ton devoir réél est de sauver ton réve"

"Ton devoir réél est de sauver ton réve"
Amédéo Modigliani

dimanche 8 janvier 2012

NOUVEAU SITE

Voici l'adresse de mon nouveau site :


http://www.fannysheper.sitew.com/#AcCuEiL.A


à bientôt !

lundi 10 janvier 2011

lundi 6 décembre 2010

Lacheté




Comme une odeur de poison
Une envie de crever le plafond
Avec mes illusions
De dévorer mes mensonges
De tous les mettre en pièces

Pitié complaisante
Ou bien lâche
Ou bien meurtrière
Compromis malhonnête
Acquiescements non consentis

Je parle de cette corruption
Qu’engendre la faiblesse
Le rêve d’une sérénité mortifère
Fuir les problèmes
Esquiver les conflits

Je parle de déserter sa vie
De se planquer derrière des : « oui, oui »
Se détourner de soi
Pour ne pas se heurter aux autres

Est-ce politesse ?
Lâcheté ?
Pitié ?
Ou bien courtoisie ?
Est-ce fainéantise ?
Ou bien peur de se lever ?

Peur de soulever les lièvres
De brusquer, déranger
Peur de blesser, de décevoir
D’être contrés, d’être bousculés
D’affronter, de se différencier

En fait, cela n’est pas de la pitié
Ni de la politesse
Nous payons notre illusoire tranquillité
Par nos lâchetés quotidiennes
Et nous nous perdons peu à peu

samedi 27 novembre 2010

jeudi 16 septembre 2010

REGARDER ET VOIR




Voyez ! ouvrez les yeux ! déployez votre regard !
Je vous en supplie !
Traversez les peaux et les barrieres de peur
Voyez, à travers ce que vous regardez
Percez les envelloppes, soulevez les pierres
Guettez l’étincelle au fond du lac

Voyez, la prétencieuse laideur
Qui se love dans vos bras
Voyez, l’intelligent caché derriere l’abruti
Voyez, le grand sensible qui crache des vipéres
Et l’éloquence insoutenable des timides
Ecoutez, les voix que personne n’entend
Et ignorez le pédant, celui qui se met devant
Evitez le faux gentil qui veut juste gratter des amis
Ouvrez les yeux !
Ne vous laisser pas leurrer
Des apparences
Il faut se mefier
vous le savez bien… non ?

Arretez de marcher sur des ailes
Que vous prennez pour des pieds
Caressez l’ecorce qui est dans l’ecorce
Voyez , l’emotion au fond du goudron
Les débordements des regards muets
La flamme sous les peaux blémes
Et Toutes les couleurs d’une couleur
Voyez, le frisson dérriere le silence
La palpitation dans l’indifférence
La main qui caresse en passant

Voyez à travers et fermez les yeux
Vous sentez le bruissement des blés sereins ?
Et les murmures temeraires de l’eau qui va sur son chemin ?

Au delà des blas blas et de ce que tout le monde voit
Des faux charismes, des fausses vérités
Des faux semblants , des imposteurs et des leurres
Voyez ou vous vous perdrez


Fanny Shépér

jeudi 13 mai 2010

Hémophiles de l'amour




Ils sont les hémophiles de l’amour
A peine une égratignure
Et ils se répandent sur les murs

Une coupure
c’est l’hemorragie
Et des litres et des litres
D’émotions qui se vident au sol

Mais quel voyage !
Quelles envolés !
Ils sont comme possédés
Irresistiblement attirés vers
Le grand large et les dangers

Toujours tendus vers des frissons extremes
Ils cherchent un rouge utopique
L’inestimable amour dont
La vibration serait unique


Ils s’égarent souvent
Cherchant la lumiere
Dans des relations de bas fond
Ils sont aveuglé par leurs trop grands battements

Leur amour est semblable
A un saignement de nez
Que rien ne peut stopper
A part une anémie presque fatale

Voila pourquoi ils ont souvent
Le teint pâle, le regard triste et aigisé
du guetteur qui vient de rater sa proie

mais quelles envolées !
la plus banale histoire
devient mythologie
l’etreinte la plus gauche
est un vertige délicieux

hémophile de l’amour, j’ai nommé les romantiques



Fanny Shépér

mercredi 31 mars 2010

trop loin sans toit



Oh mon ami, mon frère
Dans combien de temps arriverons nous
Sur ce rivage tant espéré
Rose et prometteur d’aurores nouvelles

Dans combien de temps
De vagues, et de tempêtes
Verrons-nous apparaître
Cette terre tant rêvée
Ce sol tant désiré que j’en porte l’odeur sur les paupières

A quand cette aube merveilleuse qui devrait tout soigner
Tout réparer de sa lumière fraiche et clémente

A quand le recommencement
Dans combien de temps
Dis mon frère
Pourrai-je ne plus avoir peur de pleurer
Pourrai-je enfin respirer calmement
Je suis si seule
Dans ma chaloupe au déhanchement étrange
La mer étale semble ne vouloir me mener nulle part

Je ne dois peut être pas le mériter
Ce rivage clair et tendre
L’écume m’a transformée
En cendres de sel


Oh dis-moi mon ami
A quand ce refuge ?
Ce miracle qui sauve du néant ?

Dis-moi que c’est là bas
Ou pas loin,
juste là

Dis-moi qu’on y est presque
Car mes rames sont rongées par l’errance
Et ma pauvre chaloupe
N’est plus qu’algues marines


Peu à peu je disparais
Dans la mer
Comme si je n’étais qu’un bout d’elle

Oh je t’en prie mon ami
Toi qui sais tout et qui est toujours là
Dis-moi qu’on est plus très loin
Qu’on y arrive enfin


Fanny Shépér

L'evasion




Il faut sortir de là !
Chut ! On pourrait nous entendre !
Regarde…
Personne ne nous remarque
Trente têtes fixées sur un tableau noir
Je suis sure que je pourrai m’enfuir
Sans éveiller l’attention

Discrètement
Je vais oublier que j’existe
Je vais croire que je ne suis pas
Et je vais tellement me concentrer
Le vivre

Que moi même, mon cahier, mon jeans
Mon corps
Tout va disparaître

Et les autres ?
Ils ne tourneront même pas la tête
Indifférence imbécile
Egoïsme bien pensant
Cruauté du groupe
J’aime pas les gens…

Invisible et insignifiante
Je vais m’évader
Sans bruit
Me glisser dans la serrure obscure
Me faufiler dans les couloirs
Incognito

Jusqu’à la grille ouverte
Ouf
Verdure, parfum, liberté
Enfin seule
Dans la rue je croise les autres
Ignorance, invisibilité
Tant mieux !
J’aime pas les gens
J’aime pas qu’on me regarde

Je me suis échappé
Evanouit
Ou aller ?
J’erre, je profite
Loin du bruit de la vie
Des autres
Ah l’inexistence quelle paix !
Des heures, des mois, des années

Je me sens seule
J’aimerai rencontrer un autre que les autres
Un autre qui soit comme moi
Sans l’être
Ou avec

Mais je suis la disparue
Dont tout le monde se fout
Je suis plus qu’un souffle ignoré
Un frisson muet
Méme pas un souvenir


PFFUIT




Fanny Shépér

dimanche 28 mars 2010

Mon idée fixe


Il est rien et tout
Il est ma dernière tentative d’évasion
Ma rébellion d’adolescente
Mon envolé

Mon échappée belle
L’étranger, le vaste
Il est partir, découvrir
Faire une folie , n’importe quoi

Ma crise, mon caprice
Mon insolence et mon inconstance
Il est ma bulle d’air souterraine
Ma bouffée de fumée
Ma bouffée délirante
Brulante et chatoyante
Futile et essentielle

Il est mon fredonneur, mon poète


Fanny Shépér
Ma voix

jeudi 26 novembre 2009

Le cheval rouge


Le cheval rouge
Est le sang de la tourmente
La force secrète de la blessure
L’ombre de l’âme

Il respire
Des nuages troublants
Et crache son écume
A la face du ciel

La nuit, il rode
Dans sa scandaleuse robe

Il a l’audace
De celui qui n’a plus peur de rien
De celui qui a déjà tout perdu

Il est indomptable et invincible
Il est l’espérance du désespoir
L’acharnement tenace
De celui qui fut vaincu

Sa douleur sauvage
Est un puits sans fond
Où sommeille
Sa démente force

Fanny Shépér

mardi 3 novembre 2009


LES NEUNOEUILS AILES
LUCIOLES D’AILLEURS…

Originaires de l’île de Neuil, ces charmants petits volatiles étaient dans cette île l’équivalent de nos vers luisants européens. Ils scintillaient dans les bois, sur les tables de nuit, sur les murs, dans les cheveux et dans pleins de petits recoins secrets.
Ces petites bestioles ailées veillent sur les rêves et le sommeil de chacun en agitant leurs petites ailes et en fixant les démons de leurs petits yeux naïfs et tendres.
Malheureusement, il y a quelques mois, le tsunami « Nicos » a dévasté cette île si candide et pacifique.
Les Neuneuil ailés sont alors partis et ont du abandonner leurs villages engloutis.
Ils sont désormais à la recherche d’autres îles, d’autres pays à éclairer, d’autres cheveux dans les quels s’enfouir, d’autres tables de chevet desquelles veiller sur le sommeil des migraineux cauchemardeux, ou d’enfants à l’imagination frémissante.
Ils sont orphelins, brillent la nuit, sont gentils, demandent peu de soins et ont la fâcheuse habitude de porter chance à leur propriétaire.

Alors n’hésitez plus adoptez les !
Fanny Shépér

jeudi 29 octobre 2009

CAVEAU


Une cave pleine d’eau
Craque entre les murs du temps

A l’intérieur
Mon père
Dans l’obscurité poussiéreuse
Il est allongé sur la pierre tendre

Les chrysanthèmes
Araignées des morts
Gardent les tombes ordinaires
La sienne respire la menthe fraîche
Le potager qu’il aimait tant !

Sans doute le soir
Quand le jardin s’éteint
Une brise enchantée
Caresse sa barbe rugueuse

Alors il devient roi
Il sort, en passant par la grande porte
Caresse l’écorce, hume les étoiles palpitantes
Respire les feuilles des tilleuls

Chevauchant un courant d’air
Il glisse sous ma porte
Pour souffler doucement
Sur mon front tiède

Puis, à l’heure où le ciel blanchit
Il disparaît dans la fraîcheur de la brume
Laissant son gréement ça et là

A mon père…

FANNY SHEPER

Louve virginale





Charmante et fine démente
Au regard profond comme l’abime
Tu m’entraine dans tes tourments
Aux milles brumes
Oh virginia, si pale et fiévreuse
Dans ton long manteau sombre

Ton charme échevelé et grave
M’entraine vers mes profondeurs opaques
Je descends avec toi dans les grottes épouvantes
De mes démons
Toute deux tapies dans l’ombre
Nous les observons
Pendant qu’ils complotent à mon sujet
Ils cherchent la faille, la peur qui me fera glisser

Et puis tes prunelles virginales
S’abaissent et de ta main glacée
Tu me ramènes à mon sommeil
Je touche ta joue et tes cheveux
Sauvages pris dans un lourd chignon

Bonne nuit beauté fébrile et têtue
Droite et farouche
Comme une flamme dans la tempête



Fanny Shépér

SANS ADIEU




Je rêve d’une vie
Douce et chatoyante
Une vie ou chaque chose continuerait
Ou rien ne se terminerait

Une vie sans fin, sans adieu
Sans rupture, sans deuil
Où l’on peut tous garder
A soi

Une vie ou le temps serait clément
La durée illimitée
Les heures éternelles

Mes grands parents
M’accompagneraient tranquillement
Vers une vieillesse sans rhumatismes
Et chaque matin, ils m’aideraient à tresser
Mes longs cheveux blancs

Mes amants partageraient
Le vin dans notre maison
Et discuteraient ensemble
Autour des bougies de la nuit

Ils auraient leur propre chambre
Dans mon vaste cœur.
Et je les aimerai chacun d’eux
De façon singulière et tendre

Mon père bienheureux cuisinerait
Un haddock aux choux
Ou des escargots au beurre d’orties

Il enchanterait la maisonnée
D’odeurs gourmandes
D’enfance et d’oignon frit.
Et du tintement des glaçons
Dans son verre de pastis

Le chien de mon enfance
Jouerait avec le chien de mes enfants
Et tous les chats que j’ai aimés
Mes frères affectueux et soyeux
Nous observeraient confiants
De leurs yeux étranges et bienveillants

Je rêve…
D’une vie sans rupture
Où tout s’additionne
Où rien ne se remplace
Une vie sans fin

Une vie où il ne serait jamais trop tard.



26 juillet 2008 fanny shéper







mercredi 29 juillet 2009


FLAMBEE


Envie d’amour
De corps et d’ardeurs
Plein la bouche
Plein partout

Chevaucher mes désirs
Les doigts noués sur des crinières empourprées
Vagabonder sur des peaux sauvages

Boire à pleine gorgés
Quite à m’empoisonner
Convulsions, pulsions, pulsations

Envie de frôler, de frotter
De se tendre et se détendre
Mordre sans démordre

Plonger mes mains dans des recoins sombre
Déchirer les interdits
Et tout bruler, tout flamber
Juste pour voir le spectacle

Donner la terre à ma colére
Que je la griffe et la digère
Que je la tourne et la retourne
Jusqu'à ce que je n’en veuille plus
Jusqu’à ce que je m’en lasse

Toucher tout ce qui me plaît
Gouter tout ce que je touche


Fanny Shépér

Trompe la mort


Une sombre présence
Erre entre les arbres penchés
Elle veut notre pénitence
C’est pour ça qu’elle est venue nous chercher

Son haleine sauvage
Rôde et nous empoigne le cœur
Le vidant de sa rage
Le laissant à sa peur

Cet animal dégage
Une moiteur fumante
Qui envahit la forêt rage
De son odeur de fièvre démente

Trompe la mort
Cheval furieux
Messager du mauvais sort
Cauchemar des plus heureux

Tu as grandi dans la puanteur des marais
Où l’air n’est que vapeur empoisonnée
On dit que c’est l’enfer qui ta engendré
Que tu ne connais pas la pitié

Ton pas s’accompagne du malheur
Nos regrets et notre mémoire
Sont ceux par qui tu répand les pleurs
Tu nous tortures avec notre histoire

Lorsque tu repars enfin dans ta plaine embrumée
La gorge serrée j’ai tout oublié
Et je cherche en vain l’espoir que tu m’as dérobé
Je ne me souviens que de ce que j’aurais voulu oublier



Fanny Shépér juin 2006

A la recherche du paradis sauvage



Partir pour finir
Ou bien recommencer
Ne plus revenir, semer l’ennuie
Et aller droit devant
A travers champs et vers l’océan



S’arrêter


Regarder la forêt ouvrir ses yeux de nuit
Sentir dans son âme
L’air mystique et animal de la nature
Attendre sans bruit
Que les ombres des arbres s’emparent de moi
Et me vider lentement de ma vie
De mon passé



J’ai placé mon avenir entre les mains du destin
J’ai voulu m’enfuir dans des coins sauvages
Aller au devant de mon devenir
Courser des nuages échevelés
Gouter la sève des pins sauvages
Danser dans le vent du matin


Empoisonné par ma quête

Intoxiqué par la végétation
Au-delà de la faim
Je grelotte à présent
Au fond d’un bus magique



Mes lèvres brulantes contre mes mains glacées
Je sais que c’est la fin
Vite, une épitaphe pour ma vie
Un mot qui résumerait tout


L’aventure, l’évasion, la recherche du bonheur pur


Lutter contre cette odieuse faiblesse
Qui s’empare de mon corps
Retenir ma vie
Juste quelques instants
Encore une minute
Pour écrire, sourire,
Me souvenir




Une barbe à papa dans les étoiles
Un cerf-volant qui tourbillonne
Le bruissement des ailes d’un faucon
Le ronronnement soyeux d’un chat
Mes parents, le ciel
L’amour




C’est la fin
Plus de force mais la lumière
La vérité végétale
L’amour

Fin




Fanny Shépér


"Le bonheur n'est réel que si il est partagé"
Alexander Supertramp

La vue des autres

Quelle damnation
De s’apercevoir en regardant
La vie des autres
Que l’on n’a pas vécu

La convoitise attardée
Du bonheur des autres

Mais qu’avons-nous fait
Pendant qu’eux vivaient
Ou étions-nous ?

Jalousie du prisonnier de lui même
Qui voit les autres gambader
Mains dans la main

Mais comment font-ils les autres pour remplir leur vide
Morsure des actes ratés
Des moments manqués
Des projets suspendus
Brulure acide de la maladie de mercure

Mais qu’avons-nous fait ?
Pendant qu’ils s’embrassaient
Se reniflaient, s’extasiaient l’un de l’autre
Montaient dans des trains
Puis de avions
Puis d’autres trains

Les trains se sont succédé
Devant moi
Mais je n’en ais pris aucun
Je suis resté là, sur le quai
Bouche ouverte, immobile
A regarder les occasions partir
Les rencontres possibles se débinner
Et ma beauté s’évanouir dans l’indifférence générale

La vue des autres c’est ma pénitence



Fanny Shépér Avril 2009

Valse avec mon voisin

La touche sauvage de l’étranger
La peau humide de l’après midi

Et si s’était lui ?

Tout bascule
Je bascule
Nous basculons

La nuit nous appartient
La chambre s’éteint
Les draps s’allument

Musique de l’amour
Parfum intime
Dérive délicieuse

Amour chienne

Ce soir je dors chez toi
Tant pis pour demain



Fanny Shépér